
Cerveau embrumé, ventre noué
Depuis ce soir-là, tout est figé
-“Je crois qu’il s’en va”-
Mais où ? Où pars-tu comme ça ?
De certitude, me voilà emprunte de doute
Et si après, rien, pas même un souvenir…
Et si après, juste le vide…
Ben reviens, on n’avait p’tet pas fini !
Tu sais, nos discutions à l’infini, nos échanges sur la vie
Aller reviens, fais-moi encore une de tes blagues pourries,
Celles qui font peur, mais où après on rigole parce que c’est pas fini
Aller reviens, j’arrêterai de te prouver que j’me débrouille très bien sans toi
Tu vois bien qu’au final, j’me suis trompée parce que tu vois, là, j’arrête pas de
pleurer depuis que t’es plus là
Aller reviens, engueule-moi, dis-moi que c’est toi qui décides
Que c’est chez toi ici, que t’es le chef et p’tet juste après un peu moi aussi
Aller reviens, accroche toi à moi, on va se promener
Regarder le soleil qui vient pas
Ou donner du pain aux Oies
Pour qu’elles fassent peur à qui tu sais
Promis,on lui dira pas !
Aller reviens, y a que toi qui sais cuisiner
On va être obligé de bouffer des pâtes toute l’année
Et puis, cet accent qui raisonne des Marolles
Ça me faisait penser aux aventures de Pagnol
C’est ptet bien de part là qu’est né, toutes ces histoires qui dorment au fond de moi
Aller reviens Papa, j’ai envie de te parler et ptet même que cette fois-ci, je vais
t’écouter
Tenny.
Tout simplement : beau
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